
Ce thème a déjà été abordé dans les parties précédentes de cette présentation de l'Eden. Pour ceux qui n'auraient pas suivi les explications des dites parties précédentes de façon linéaire, voici une brève récapitulation des principales zones constituant l'Eden. Les autres peuvent directement passer à la sous-partie suivante, nommée "Approfondissement". Sauf bien sûr si un peu de redondance ne les effraie pas.
L'Eden, soit en des termes (légèrement) plus courants, le paradis. De bien grands mots pour un paysage qu'on ne s'imagine pas forcément très bien... A raison L'Eden est un monde aux contours flous. La logique n'y règne pas partout. Il est constitué d'un espace où des masses d'énergie pure,de couleurs et de luminosités diverses (avec une dominante de blancs, teintés ou non) coulent et roulent leurs volutes, traînent leur écume, sans relâche. Dans cet amas immatériel se détachent ci et là des disques de matière impliquant des règles de gravité qui n'ont d'effet que sur eux, et sur les corps qui restent proches d'eux (à quelques centaines de mètres près). Sur leurs deux côtés, des terres diverses, variées, territoires étonnamment abondants en comparaison du reste de cet univers dénudé. Plus on monte dans les hauteurs de l'Eden, plus l'air, l'énergie, sont clairs et purs. Plus on descend, plus au contraire, le paysage s'assombrit, se gonflant des impuretés des autres mondes du Plan Primordial. (Zohar et plan intermédiaire alias Ankou, cf les sections du site les concernant). De là, on peut délimiter trois zones "virtuelles".
La zone supérieure correspond à la majeure partie de l'Eden. Lumineuse, et ce de plus en plus si l'on prend de l'altitude, elle surplombe les profondeurs inquiétantes de ce paradis contrasté. La zone supérieure est la seule dans laquelle on trouve, flottant en son sein, les larges plaques de terre flottantes citées précédemment. C'est ici que résident les anges. Membres des choeurs les plus hauts, jusqu'à celui des archanges, ils sont autorisés à y voguer librement. Les anges mineurs, trop nombreux, sont ceci dit tous concentrés dans sa partie basse, presque à hauteur de la zone intermédiaire. Ils n'ont ni le droit, ni la possibilité physique de monter plus haut. De même les "berceaux" des huit choeurs d'anges et des anges mineurs se trouvent dans cette section de l'Eden, pure, et agréable à vivre, contrairement aux zones suivantes.
La zone intermédiaire se trouve un peu plus bas. Comme son nom l'indique, elle sépare de manière relativement imprécise la zone supérieure de celle que l'on détaillera un peu plus tard: la zone grise. Par convention, on considère que la zone intermédiaire débute au dessous de la ceinture de corps que forme les cadavres des anges mineurs ayant achevé le millénaire de vie leur ayant été accordé. Quoique relativement glauque dans l'idée, cette ceinture n'a rien de désagréable à regarder ni à traverser, puisque les cadavres des anges deviennent relativement informe, jusqu'à ne plus former qu'une sorte de couche lumineuse, dont des grains de lumière s'échappent. Ces grains de lumières tombent comme une neige perpétuelle sur la zone intermédiaire, dans laquelle voguent des créatures dénommées esprits. Dans cette zone, l'énergie est plus sombre, moins pure. Le paysage semble comme gris, ou du moins gris clair. Comme on s'enfonce dans les profondeurs de l'Eden, l'air en lui-même semble plus lourd, et il devient progressivement difficile de se mouvoir. Il n'est pas agréable ni facile pour les anges de rester dans cette zone trop longtemps, car elle comble assez mal à leurs besoins en énergie (l'énergie étant leur seule nourriture).
Tout au fond, on trouve la zone grise. L'air y devient de plus en plus souillé, le décor est sombre, allant du gris à l'anthracite, presque noir. On peut encore la diviser en deux sous sections. La première de celles-ci, la "surface", accueille les âmes des morts qui ont gagné le droit de trouver le repos éternel en Eden. Plus bas, on trouve les abysses, où tout est encore plus sombre qu'ailleurs. Cette zone contrairement au reste de l'Eden est limitée: tout en bas, on y trouve une sorte de "sol" immatériel, sans texture, mais qui empêche quiconque souhaiterait aller plus loin de passer. La Conscience peut décider de laisser certaines de ses créations passer, à l'occasion. Ce sol gris est en effet un passage à la fois vers le plan intermédiaire de l'Ankou (voir section correspondante), et vers l'entrée du Zohar. Cette entrée peut être douce et se faire via l'Achéron, l'entrée principale des enfers, où un passeur attendra pour vous faire traverser le fleuve. Ceci dit, plus souvent, les êtres envoyés au Zohar sont rejetés par Dieu, qui ne prend pas de pincettes: le passage est violent, et l'atterrissage se fera de façon aléatoire, dans une quelconque partie du Zohar. Il n'y a plus qu'à espérer tomber dans un endroit potable (les profondes "oubliettes" du Tartare étant un exemple de manque de chance flagrant...)
De cette barrière grise émergent parfois des créatures noires, ressemblant à une sorte de nuage de fumée "vivant". Il s'agit des faucheuses. L'Ange de la Mort que Dieu a dépêché dans les abysses de l'Eden vit en leur compagnie. Il a bien du mérite, car en ce domaine lugubre, où la lumière n'a pas de place, l'air est lourd, et chargé de parasites venus tous droits du Zohar et de l'Ankou. s'y déplacer est extrêmement difficile, et fatiguant. Trouver l'énergie capable d'alimenter une quelconque créature de type angélique est ici un véritable challenge, d'autant que cette énergie est vite usée faute aux contraintes physiques qu'impliquent la densité de l'air.
On a vu que l'Eden était limité, en un sens, puisque lorsqu'on descend dans ses profondeurs les plus sombres, on finit par être confronté à ce "sol" gris, sans texture, qui sert à la fois d'entrée, et de barrière à ce monde. Il s'agit là de sa seule limite. Que l'on se déplace horizontalement, ou bien qu'on tente d'en atteindre le sommet, jamais on ne parviendra à trouver sa fin. Son immensité se répète indéfiniment. Aller toujours plus loin signifie y trouver toujours plus de nouvelles terres inexploitées. L'Eden est comme un univers infini, présenté sur une coupe que constitue son "sol".
On a beaucoup parlé des berceaux des anges. Mais si ce n'est qu'ils sont rangés en altitude proportionnellement à la puissance du choeur auquel ils correspondent, on ne sait que peu de chose à leur sujet. Pour lever l'ambiguité, voici une brève description: On peut comparer les berceaux à des noeuds, à des carrefours où se croisent perpétuellement les forts courants d'énergie de l'Eden. Les deux seuls qui soient "naturels" sont ceux des anges mineurs et des archanges. Les autres ont été synthétisés par la Conscience, dans son désir de créer des anges à son idée, avec les capacités qu'elle leur souhaitait avoir. De loin, un berceau ressemble à un gros point lumineux. Comme le coeur d'une explosion en arrêt sur image. des flux d'énergie bruyants s'y engouffrent, dans un grondement sourd, perpétuel. Les forces à l'intérieur sont tellement puissantes que seuls les oeufs d'ange sont capable d'y rester immobiles. L'intérieur du berceau correspond à... un grand vide, où tout est blanc. On y voit pas à plus de trois mètres. Du fait de sa forte concentration en énergie, le berceau a développé une particularité qui explique l'affinité des anges avec les mondes immatériels. Le berceau EST un monde immatériel, inclu dans le monde plus large qu'est l'Eden. Un créature dont le corps est physique, tentant d'entrer dans un berceau, verra son âme provisoirement détachée de son enveloppe physique. Seul son esprit donc, sera autorisé à visiter le berceau, laissant son enveloppe flotter à proximité. Il ne peut entrer dans le dit berceau que si sa puissance spirituelle, son aura, est au moins aussi puissante que celle d'un des membres du choeur auquel correspond le berceau. Si il ne l'est pas, son âme se verra atomisée sauvagement. Son corps deviendra donc une coquille vide, jusqu'à ce que mort s'ensuive, ou bien ad vitam aeternam si il était censé être immortel.
Dans la partie supérieure de l'Eden, si et là, on trouve des plateformes rondes, plates, sur lesquelles si on s'approche d'assez près, on peut distinguer des terres habitables. Sur leur recto comme sur leur verso, des paysages, divers et variés, peuvent s'étendre. Eau et végétation y sont généralement abondants; quoiqu'il existe quelques déserts de glace, ou de pierre, et etc. Dans ces ilôts matériels, la Conscience est on ne peut plus présente: il suffit en effet pour les anges de penser à un quelconque bien qu'ils nécessiteraient (vêtements...) pour l'obtenir, apparaissant dans leurs mains chanceuses comme par magie. On trouve sur ces terres quelques édifices à l'allure changeante, selon la volonté de ses habitants. La plupart du temps, les bâtiments ressemblent à quelque chose se trouvant entre l'église chrétienne et le temple grec, mais là encore, c'est très variable. Une Notre-Dame d'un jour pourra ressembler à la maison du grand schtroumpf le lendemain, si ses occupants (plutôt austères, on imagine) ont été remplacés par d'autres plus décontractés. On pourrait le deviner; les anges viennent dans ces abris pour trouver calme, chaleur et repos, lorsqu'aucune mission ne leur est attribuée. Ils peuvent être peu, comme beaucoup, à l'intérieur. L'abri grandira en fonction de leur nombre. Beaucoup d'anges n'ont pas développé la faculté de penser. Guidés par Dieu à défaut, ils seront "stockés" dans de grandes tours de pierre, pouvant ressembler à des volières géantes, ornées de colonnes et d'arcs brisés. Chaque plateforme possède un nom spécifique, du moins pour celles qui sont connues. Pour une plateforme nommée Aarta par exemple, on se repère en appelant la face orientée vers les hauteurs de l'Eden Jugum Aarta. La face orientée vers le fond de l'Eden sera nommée Solum Aarta. Si les faces ne sont pas plus orientées l'une que l'autre vers ces deux zones, le choix quant à laquelle sera Solum et laquelle sera Jugum se sera fait arbitrairement. Dans le forum réservé à l'Eden, une liste des plateformes connues et de leurs spécificités sera dressée au fur et à mesure du jeu.